Energie propre : innovations de rupture en phase de commercialisation

  • by Razvan Prejbeanu
  • Posted in Innovation
  • August 20, 2015
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Energie propre : innovations de rupture en phase de commercialisation

Sur plusieurs fronts des innovations de rupture vont ou sont sur le point d’être commercialisées à travers des produits à forte valeur ajoutée. L’exemple le plus prometteur est Toyota qui prévoit une commercialisation de voitures à hydrogène. La Suisse n’est pas en reste avec Planet Solar et Solar Impulse 2. Les applications au tourisme spatial non plus avec 2 systèmes de propulsions révolutionnaires. Explications.

La plupart des gens censés ont compris qu’on ne pouvait pas exploiter à l’infini les sables bitumineux du Canada ou utiliser la fracturation hydraulique pour récupérer du pétrole ou du gaz avec tous les dommages irréversibles que cela inflige à l’environnement. Ce n’est pas pour rien que la France a interdit la fracturation hydraulique. A l’inverse la Grande-Bretagne, grand producteur dans la Mer du Nord, l’a autorisée.

Des membres de la dynastie Procter&Gamble, comme Foster Gamble, arrière-petit-fils du fondateur de P&G, ont utilisé une partie de leur héritage pour promouvoir les énergies propres et gratuites. Foster Gamble a créé le mouvement Thrive qui promeut une économie circulaire mais prend également en compte les autres aspects des problèmes de société : à travers une proposition simple : problème ? Solution. A partir de là, une guerre larvée sous-terraine sévit entre certains pétroliers et les promoteurs des énergies propres et gratuites.

En Italie, 3 ans en arrière, un projet de voiture à zéro émissions utilisant l’hydrogène et proposé par une PME de la région milanaise avait dû être stoppé face à la pression des pétroliers. Mais qu’à cela ne tienne, Toyota et un consortium de recherche composé de notamment BMW ont franchi le pas avec la Toyota FCV prévue pour cette année d’abord au Japon. Elle pourrait également être commercialisée chez nous suivant la rapidité avec laquelle les pouvoirs publics européens autoriseront l’augmentation des stations-services à hydrogène, ou l’adaptation de celles existantes.

Solaire : la Suisse dans le peloton de tête

Quant au solaire, nous y reviendrons dans un prochain article en détail, mais relevons ici le fait que les avancées de Planet Solar (le bâteau solaire) et de Solar Impulse 2 permettent d’envisager une prochaine commercialisation. Certes à petite échelle, mais qui grâce à quelques innovations incrémentales pourraient toucher la consommation de masse. Ainsi, les pilotes de Solar Impulse 2 espèrent que leur tour du monde continuera son buzz après le bouclage du tour de planète. En effet, la probabilité est forte que la recherche appliquée produise ces avions à une quantité rentable (la taille des mastodontes de l’économie s’affichant comme sponsors sur la carlingue n’est pas là juste pour la galerie).

Cette révolution numérique pourrait améliorer le capitalisme en faveur des consommateurs mais risque aussi de rendre ce système économique obsolète vers 2050 comme le titrait le magazine Challenges. En effet, sachant que dans 20 ans, 47% des emplois tous secteurs confondus risquent de disparaître à cause de la robotisation selon le magazine L’Expansion, si l’on couple cela avec les progrès de l’économie numérique, on peut se demander à l’instar du magazine Challenges citant l’essayiste Jeremy Rifkin s’il est possible qu’« en 2050 nous ne travaillerons quasiment plus, et tout ou presque va devenir gratuit. » A suivre de très près et à méditer donc. Mais d’ici là les entrepreneurs auront sûrement trouvé des solutions pour maintenir les emplois et donc la consommation.

Propulsion spatiale : les pionniers du tourisme spatial pourraient l’intégrer dans leurs vaisseaux

Un nouveau système de propulsion permettrait d’atteindre Cérès – la plus petite planète naine reconnue du Système solaire située dans la ceinture d’astéroïdes – en 2 semaines, au lieu de 7 ans et demi actuellement ! Oui vous avez bien lu. C’est l’application du propulseur Nassika superconducting  (U.S. Patent No. 8,952,773).

Avec un seul propulseur, Nassika superconducting atteindrait notre plus proche étoile en dehors du système solaire, Alpha Centuri, en seulement 22 ans. Pour y arriver plus rapidement, il suffit d’ajouter quelques propulseurs supplémentaires.

Plus près de nous, une autre sorte de propulseur pourrait amener des touristes sur la lune en seulement 4 heures ! D’abord ridiculisée par la communauté scientifique, ce système est en train de démontrer sa viabilité. Son fonctionnement est le suivant, il “produit de la propulsion en utilisant l’énergie solaire pour produire les micro-ondes multiples qui se déplacent dans les deux sens dans une enceinte close. Cela signifie que […] le moteur pourrait continuer à fonctionner pour toujours sans  besoin du carburant de fusée. »

A noter que Virgin Galactic, gérée par le flamboyant Richard Branson, et les majors des débuts du tourisme spatial n’ont plus le monopole, de nombreuses startup se sont lancées dans la course, ce qui sera très bénéfiques pour les consommateurs, car le prix du billet pour l’espace pour chuter à moins de 100’000 CHF.

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